On a testé pour vous : Corona 3 pour Cinema 4D

Après Corona 3 pour 3ds Max sorti fin novembre, Render Legion annonce la release de cette version pour Cinema 4D. Elle a bénéficié d’une large période de tests et de nombreux retours de la part des utilisateurs C4D. C’est un des points fort de cette communauté : être toujours très impliquée dans les phases de tests.

Interactive rendering et denoiser NVIDIA
C’est le couple star des derniers mois, il faut dire que cela fait des merveilles durant le set up des scènes. A utiliser avec plus de retenue pour les rendus de production. L’interactive rendering, c’est la possibilité d’avoir un rendu qui s’affine en temps réel et qui prend en compte les changements de géométrie, de matériaux, de placement de caméra. C’est quelque chose d’assez courant maintenant pour les moteurs de rendu. L’association avec le denoiser NVIDIA permet d’avoir très vite accès à une image lissée de notre scène. On a ainsi un aperçu de notre rendu en un temps record. 

Comme la plupart des autres éditeurs il y a un 2e denoiser de qualité supérieure qui peut être utilisé en production.

Sources lumineuses et matériaux
Au niveau des lumières on retrouve le Corona sun et Corona sky pour recréer une lumière du jour. En fonction de l’heure du jour la couleur et l’intensité du soleil varient.

On retrouve aussi les Corona lights : formes (plan, sphère…) qui émettent de la lumière et un Corona light material qui permet de faire émettre une géométrie.

Notons que Corona utilise encore des portals. Les portals sont des plans que l’on place devant les fenêtres par exemple pour guider le renderer sur les entrées de lumière dans une scène. Le transfert de technologie entre Vray-Next et Corona ne s’est pas encore fait sur ce point.

Editeur nodal des matériaux
On retrouve une éditeur nodal pour connecter les différentes maps et filtres entre eux pour la création du matériaux. La création et l’édition est plus rapide et visuelle. Une même bitmap peut être utilisée pour plusieurs matériaux ou plusieurs fois sur le même matériaux. Rien de bien nouveau dans la monde de la 3D mais plus récent pour les utilisateurs Cinema 4D. En effet, le node editor est sorti avec la R20 de C4D. Ici il s’agit d’un outil spécifique à Corona. Cet outil fonctionne donc avec les release R19, R18 de C4D.

Le Corona Material permet de créer la majorité des shaders. Notons quelques paramètres avancés comme la dispersion et de diffusion volumique (subsurface).

Ceci est complété par quelques shaders spéciaux : 

  • Shaders de cheveux et de peau. Le paramètrage de la peau est toujours un peu délicat je vous invite à visionner quelques tests.
  • Le corona volume material pour les effets de brouillard et les god rays.
  • 2 nodes très pratiques : UVW randomizer et Corona Triplanar qui permettent de gagner du temps dans les dépliages UV. Le UVW randomizer permet de créer une variation sur le placement d’un texture. Par exemple si vous avez des lames de parquets et que vous n’avez qu’une seule texture bois vous pouvez faire varier sa position, sa rotation et son échelle. Pour le mapping triplanar, on peut le comparer à un mapping cubique dont les textures viendraient se fondre en dégradé sur les bords.

Prise en charge des maps et matériaux natifs C4D
Plus intéressant pour les utilisateurs C4D la possibilité d’utiliser les nodes natifs C4D mais aussi le matériaux Substance. C’est toujours appréciable quand on est habitué à des réglages de noise par exemple du pouvoir utiliser ce node. Le point négatif c’est que cela limite les échanges de matériaux entre les différents modeleurs que supporte Corona.

Caméras
Pour la caméra il y a tout ce qui est courant pour un moteur récent : paramétrages du bokeh, motion blur, profondeur de champ. On dispose aussi d’une caméra stereoscopic VR.

Post processing
C’est aussi une tendance des moteurs de permettre aux utilisateurs d’aller le plus loin possible dans le post-traitement des images. Le Corona Image Editor permet d’ajuster les sources lumineuses grâce au lightmix, de gérer le tone mapping, les effets d’éblouissement, de vignettage mais aussi de charger des LUTs pour donner un style au rendu.

Mixeur de sources lumineuses
Le lightmix permet d’ajuster les sources lumineuses en couleur et intensité pendant et après le rendu (un peu comme le multilight de Maxwell Render). C’est bien entendu un outil qui offre un confort de travail très appréciable. Fonction un peu différente des autres moteurs, le denoiser peut être appliqué sélectivement sur chaque lumière. C’est plutôt malin.

D’autres features importantes sont déjà présentes dans cette release comme :

  • un shadow catcher (qui permet l’incorporation d’un rendu sur une image de fond),
  • un render selected : qui calcule uniquement les objets sélectionnés, 
  • différents canaux de rendu pour le compositing,
  • des proxies pour fluidifier les scènes dans le viewport,
  • support Mac OS.

En conclusion
Après plus de 4 ans de développement (première version alpha publique sortie en automne 2014), Render Legion nous livre une intégration qui reprend tout ce qui a fait le succès de Corona sur 3ds Max. Plutôt utilisé pour les rendus architecturaux sur 3ds Max, est-ce que Corona pour C4D trouvera son public ? Sur cette plateforme l’offre est très large avec des moteurs récents et bien intégrés comme Arnold ou Octane.